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Commerce transfrontalier : Madagascar s’engage à une bonne performance

| 10 avril 2018 à 21:02 | Economie
Le DGD, Eric Narivony Rabenja
Le DGD, Eric Narivony Rabenja s’engage à la performance de son administration. (© Mamy Randrianasolo / lactualite.mg)

Le pays est encore loin de la mise en œuvre de l’Accord sur la Facilitation des Echanges (AFE), alors qu’il s’agit d’un facteur décisif pour la conquête des investisseurs.

Un an après la signature de l’AFE avec l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), Madagascar a du mal à atteindre ses objectifs. Lors d’un entretien avec la presse, la direction générale des douanes (DGD) a admis le manque d’efficacité aux frontières, des règlements douaniers complexes, ainsi que d’autres obstacles qui constituent autant d’écueils pour le commerce international des entreprises investissant dans le pays, notamment les PME (Petites et moyennes entreprises).

Selon le dernier rapport Doing Business, publié par la Banque mondiale, le délai moyen de procédure de dédouanement à Madagascar est de 99 heures, 8 documents sont indispensables pour procéder à l’importation et le délai de traitement des documents est de 58 heures. De plus, le délai nécessaire pour l’importation est de 17 jours et les coûts nécessaires à l’importation et à l’exportation sont évalués, respectivement à 595 et 800 dollars. Un tarif hors de portée des PME.

Les infractions douanières à éradiquer

Pour relever le défi, la DGD, par le biais de son Service des actions économiques, s’engage à améliorer sa performance transfrontalière d’ici 2023. Toutes les parties prenantes, notamment, les transitaires, les transporteurs et les banques sont appelés à joindre leurs efforts pour la réalisation de ce challenge. Outre la communication, le statut national de guichet unique, la redynamisation de l’Observatoire du délai de dédouanement, l’identification des coûts et des formalités liés au processus de dédouanement, l’institutionnalisation de la gestion coordonnée des frontières, sont, entre autres, les axes stratégiques à mettre en œuvre.

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Selon le DGD, Eric Narivony Rabenja, le renforcement des contrôles aux frontières de la Grande île est urgent, compte tenu de la prolifération du secteur informel et des infractions qui entravent l’application de l’AFE. Il a en plus noté qu’à Madagascar, les recettes douanières représentent 46% du budget de l’Etat, alors qu’ailleurs, comme au Maroc, elles ne sont que de 13 à 14%.

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