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Tourisme Madagascar : Bilan négatif pour la saison de croisière

Croisière à Madagascar
Photo Archive (© Mamy Randrianasolo / lactualite.mg)
Par le 5 mars 2018 à 20:14

Sept et six touchers de paquebots ont été respectivement enregistrés à Antsiranana et Nosy-be alors qu’à Toamasina, il n’y en a eu aucun. Au final, les opérateurs ont perdu jusqu’à 70% de leurs chiffres d’affaires en matière de croisière.

Saison sombre. C’est le mot qui qualifie la saison de croisière 2017-2018 qui touche à sa fin. Contrairement à ce qui était prévu, le bilan est chaotique pour les trois principales destinations de croisières de Madagascar que sont Nosy-be, Antsiranana et Toamasina. Helville n’a eu que six touchers dont 3 par le navire Costa néoRiviera et 3 par le paquebot allemand Aida Aura, alors que la prévision a été d’en accueillir 28. Pour Antsiranana qui attendait 12  touchers, le Costa néoRiviera a fait 4 escales contre 3 pour Aida Aura. Et malheureusement pour le Grand port, il n’y en a eu aucun, durant la saison alors qu’il en escomptait 18.

«Nous sommes déçus, mais nous ne pouvons nous en prendre à personne. En novembre 2017, début de la saison de croisière, il y a eu la peste à Madagascar, puis, avec l’arrivée du cyclone Ava, en janvier, les compagnies de croisière ont annulé le trajet Toamasina. Or, les opérateurs ont travaillé dur pour la préparation dont l’ajout de deux nouveaux circuits que sont la Palmeraie de Melville et le CTHT (Centre technique horticole de Tamatave) d’Ivoloina, aux trois habituels (canal des Pangalanes, le parc d’Ivoloina et le bord de Toamasina) », se désole Eliane Andrianjatovo, dirigeante d’un Tour opérateur à Toamasina.

Quelques millions d’ariary de perdus

Bien que les destinations Nosy-be et Antsiranana aient accueilli quelques touchers, les opérateurs engendrent  plus de perte que de bénéfice. Henintsoa Ravelonarivo, de l’Office régional du Tourisme de Nosy-be estime ainsi une perte de 70% de chiffres d’affaires pour les excursionnistes, et 60% pour les autres opérateurs dont les artisans et les agences de location de voitures. Autant de secteurs qui attendaient les profits d’une escale d’un bateau. Il est à savoir que celle-ci est une des sources de devises pour la ville d’accueil, soit près de 56 000 euros (220 millions d’ariary). À titre de référence, le tarif d’excursion avoisine les 80 euros (312 000 ariary) par croisiériste, alors qu’ils sont souvent au nombre de 700 sur un millier qui descendent du paquebot pour partir à l’aventure. Il ne reste plus aux opérateurs qu’à compter sur  la saison 2018-2019 pour combler le gap.



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