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Électricité : La transition énergétique passe au scalpel

energie renouvelable
(Photo archive / © Mamy Randrianasolo / lactualite.mg)
Par le 28 février 2018 à 19:38

La Grande île est encore loin de sa vision 2030 concernant le développement du Mix énergétique. L’utilisation des énergies renouvelables constitue moins de 1% de l’offre énergétique actuelle.

« Sans l’énergie, pas de développement », avait déclaré Ban Ki-moon, ancien secrétaire général des Nations-Unies. Madagascar est un des pays à fort potentiel énergétique, mais le pays figure en queue de peloton pour ce qui est du taux d’accès de la population à l’énergie. Ketakandriana Rafitoson, Juriste et Chercheur en Sciences politiques en discute dans son ouvrage intitulé « La lente marche vers la transition énergétique à Madagascar : état des lieux et perspectives », publié ce 28 février, en collaboration avec la fondation Friedrich-Ebert-Stiftung. L’ouvrage met l’accent sur les difficultés du pays à basculer vers l’utilisation des énergies renouvelables (ENR).

« Les coûts élevés d’aménagement hydraulique, la préférence des autorités au projet facile à réaliser comme le solaire et l’éolien, le manque de coordination intersectorielle, l’insolvabilité de l’acheteur unique qu’est la Jirama (compagnie nationale d’eau et d’électricité), le manque de maîtrise des technologies en ENR par les sociétés locales sont les obstacles à l’utilisation des énergies renouvelables », indique l’ouvrage de 42 pages.

Encore 4 à 5 ans de patience

De ce fait, celles-ci constituent moins de 1% de l’offre énergétique dans le pays. Madagascar compte pourtant un potentiel hydraulique de 7800 MW dont seulement 2% sont exploités. Par ailleurs, la Grande île bénéficie de près de 2800 heures d’ensoleillement par an avec un rayonnement supérieur à 5500W/m2 dans certaines régions. De plus, la vitesse annuelle du vent est de 6 à 9m/s, en faisant des sites à fort potentiel éolien.

Selon le directeur de l’énergie alternative auprès du ministère de l’Eau, de l’Énergie et des Hydrocarbures, Augustin Andrianarivony, des efforts sont menés pour atteindre la vision fisandratana 2030 qu’est de constituer la production d’énergie à 70% d’ENR. Il cite, entre autres, l’introduction de l’huile lourde à la place du carburant et le lancement de différents appels d’offres pour l’aménagement des sources hydrauliques.  C’est le cas des sites de Sahofika, de Vohibe et d’Antetezambaro, qui ne seraient opérationnels que dans quatre ou cinq ans.



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