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Fakotory : Success story d’une jeune entrepreneuse

Fakotory
Fakotory - Les employées de Fakotory, travaillant dans une ambiance sereine à l’image de leur présidente même.
Par le 13 octobre 2017 à 08:10 - mis à jour le 13 octobre 2017 à 08:22

Jeni Andriamiseza n’était pas destinée à œuvrer dans le recyclage. Son domaine, c’est plutôt le pilotage d’avion dont elle a suivi des formations. Pour elle, le recyclage était une sorte de violon d’Ingres. Elle y a pris goût dès son enfance, mais d’une manière purement ludique, sans pour autant imaginer à en faire son métier.

Pas plus haute que trois pommes, Jeni A. a alors pris l’habitude de recycler des boîtes pour confectionner des objets utilisables au quotidien. Mais le déclic fût quand un jour, elle a découpé une de ses vieilles robes pour la transformer en trousse scolaire. Surprise par son propre ouvrage, elle a décidé d’en faire une véritable activité.

Et c’est ainsi qu’en 2016, il lui est venu l’idée de proposer son projet de confection à partir de déchets de tissus. Une initiative dictée par son côté créatif et humaniste. Pour ce faire, elle a confié les matières premières à quelques femmes malentendantes du centre luthérien Akama, sis aux 67 ha centre, qui accueille les personnes atteintes de ce handicap. « Un moyen pour leur permettre de travailler, et gagner ainsi de l’argent », a-t-elle expliqué.

Jeni Andriamiseza

La Fondatrice de Fakotory, Jeni Andriamiseza, une jeune femme dynamique, tenace et créative

Le côté humain, aux dépens de la rentabilité

Ayant constaté la faisabilité et la réussite de son entreprise, conjuguées à l’entrain et la passion dont les travailleuses ont fait preuve, Jeni A. s’est mise à la recherche de partenaires partageant la même vision qu’elle. A ce propos, elle a lancé des annonces sur Facebook, et cela n’a pas tardé à porter ses fruits. Une multitude de partenaires, convaincus des intérêts humanitaire et écologique des activités de son association, l’ont rejoint pour une collaboration durable.

Passée la première année de sensibilisation et de lancement, Jeni A. a décidé cette année, de rentabiliser ce qu’elle a entrepris. Pour ce faire, elle a opté pour le système de marketing appelé « inbound » par lequel, au lieu d’aller chercher les clients et partenaires, elle attend que ce soient eux qui viennent manifester leurs intérêts pour ses activités et signifier leur souhait de collaborer. Et une fois de plus cela a réussi.

Aujourd’hui, l’association Fakotory roule  en vitesse de croisière avec deux grands hôtels de la capitale comme principaux partenaires, faisant également office de clients. Ces derniers sont les preneurs des différentes sortes de sacs fabriqués à partir de déchets de tissus, remplaçant ainsi leurs équivalents en plastique. « Nos sacs en tissus ont pour objectif principal d’éclipser complètement ceux en plastique, afin d’atteindre notre but, de n’utiliser que des matières naturelles dans la fabrication de nos produits, et de les proposer à nos clients après avoir sensibilisé ces derniers de leurs bienfaits. Et c’est seulement après que nous serons vraiment satisfaits d’avoir œuvré suivant le concept de l’économie bleue, et d’avoir mis en pratique la responsabilité sociétale de notre entreprise (RSE) », a-t-elle confié.

A 23 ans, aujourd’hui, Jeni A. une jeune femme pleine de vie et de créativité ne cesse de déborder d’idées. « Prochainement, je vais monter un autre projet, tout en poursuivant mes activités dans le recyclage. Cependant, dans ce domaine, il faut déjà que je trouve mon successeur, car il faudra bien un jour que je passe le flambeau à une autre personne vu que notre Fakotory endosse le statut d’association et non d’entreprise », a-t-elle fait savoir.



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