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Agro-alimentaire : relance de la filière lait

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Depuis la crise de 2009, les vaches laitières sont de moins en moins nombreuses

La structure Malagasy dairy board (MDB) prévoit une amélioration génétique des vaches afin d’accroître les rendements des vaches laitières. Sur ce, Madagascar est encore bien loin des pays africains.

« Sans la transformation, l’agriculture et  l’élevage, ne connaîtront jamais le développement », avait indiqué le ministre auprès de la Présidence chargé de l’Agriculture et de l’Elevage (MPAE), Harison Randriarimanana, lors du lancement du projet Bovima, la semaine dernière. Son département ne compte pas rester sur la production de la viande.

Grâce au soutien de l’Etat, sa structure MDB, chargée de l’organisation de la filière lait, lance le défi d’améliorer la race des vaches laitières existante. Pour une première, elle compte mettre à la disposition des fermiers, issus de sept régions, des taureaux géniteurs. Une vingtaine de logeurs sont également formés sur l’insémination artificielle en vue d’améliorer leur génétique et ainsi, de booster la production laitière locale.

2000 litres par an seulement

« Actuellement, le rendement des vaches laitières malgaches table à 4 litres par jour. Grâce à ces techniques, un fermier pourra en produire quotidiennement 30 litres. Pour y parvenir, les éleveurs devront respecter certaines normes concernant l’alimentation de leurs bétails par le fourrage », clame Haingotiana Razafindraibe, président du Conseil d’administration du MDB. En un jour, une vache doit consommer du fourrage équivalant à 10% de son poids. Sauf que les éleveurs malgaches plafonnent à 57% du besoin en fourrage de leur ferme, selon les explications de Haingotiana Razafindraibe.

Cette insuffisance alimentaire affecte grandement la productivité, qui stagne à 2 000 litres par vache par an contre 4 000 litres au Kénya. L’offre est ainsi loin de la demande. Par conséquent, la Grande-île est obligée d’importer pas moins de 30 millions de litres de lait et des produits laitiers pour les simples consommateurs mais aussi pour les industries agroalimentaires ayant le lait comme matière première. Il est à rappeler que la filière lait a été durement touchée par la crise de 2009.

Fermeture de l’usine Triple A

Il s’ensuivit la fermeture des usines Tiko qui approvisionnaient la plus grosse part du marché. Selon les fermiers, ils ont du mal à poursuivre le projet. « Nourrir convenablement une vache laitière est impossible car nous ne disposons plus des verts pâturages pour son alimentation. Il y a également la vigilance sanitaire, l’accès à l’eau potable et la propreté de l’environnement », se plaignent les fermiers. Celui-ci manifeste, toutefois la volonté de l’Etat d’adopter les nouvelles techniques pour que le projet soit un succès. La filière lait est génératrice d’emplois et de valeurs ajoutées.

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