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Loi de finances 2018 : Un déséquilibre budgétaire dénoncé

La CCOC tire la sonnette d'alarme
Par le 13 décembre 2017 à 15:01 - mis à jour le 13 décembre 2017 à 22:05

Le Collectif des citoyens et organisations citoyennes (CCOC) constate que l’Etat néglige le secteur social bien qu’il prône le contraire. L’application de cette loi sera scrutée à la loupe.

Le CCOC crève l’abcès. La loi de finances initiale (LFI) 2018, récemment adoptée par les parlementaires, est à nouveau critiquée par la société civile. Celle-ci a tenu un débat public, le 12 décembre à la Chambre de commerce et de l’Industrie d’Antananarivo (CCIA) à Antaninarenina, durant laquelle, elle a déclaré que les parlementaires ont voté cette loi à la hâte, et sans avoir pris la peine d’en discuter avec les citoyens. Pourtant, la société civile aurait pu émettre leurs doléances en faveur des volets sociaux.
« Certes, le gouvernement évoque la priorisation des secteurs sociaux dans l’exposé de motifs, mais cela ne se voit pas dans les faits pratiques. Nous pouvons citer, entre autres, le déséquilibre du budget entre les ministères. Celui de l’Economie et du Plan, par exemple, a droit à une augmentation de budget de 261%. De même pour la Primature dont le budget augmente de 45%. Par contre, l’Education et la Santé publique, qui sont pourtant les secteurs sociaux de base, n’ont eu droit qu’a une augmentation infime de 23,3% et 4,3%. Ce qui est inférieur à l’inflation de 7,8% prévue », note Hony Radert, secrétaire général du CCOC.

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Le ministère des Finances estime avoir assez informé le public

Admettant être un médecin après la mort, puisque les parlementaires ont déjà adopté cette LFI 2018, la Société civile compte suivre de très près l’application de cette loi. Cette organisation qui s’oppose, d’ailleurs à une loi de finances rectificative (LFR) se concentre désormais à la préparation de la LFI 2019 dans laquelle elle compte émettre à l’avance des recommandations. « Nous ne devrons plus recourir à la LFR car celle-ci perturbe à la fois le fonctionnement des ministères et la planification des Organisations de la société civile (OSC). Cela devrait être une exception et non une pratique », ajoute l’intervenante du CCOC.
Pour sa part, le ministère des Finances et du Budget dément que le citoyen a été assez informé et impliqué dans la préparation de cette LFI 2018. Il est à savoir que 60% des financements extérieurs, c’est-à-dire des emprunts, seraient alloués aux secteurs sociaux. Ce sera le citoyen qui devrait les rembourser. Et c’est le pourquoi de la transparence de ce département dans l’élaboration de la LFI.



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