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Bois de rose : L’embargo sur l’exportation, maintenu

| 7 décembre 2017 à 08:18 | Economie
bois de rose

La 69ème réunion du comité permanent de la Cites interdit à Madagascar l’exportation de ses bois précieux. L’Etat devrait faire plus de progrès dans la mise en application des recommandations de cette Convention.

Pas de chance. La délégation malgache, dirigée par la ministre de l’Environnement, de l’Ecologie et des Forêts (MEEF), Johanita Ndahimananjara rentre bredouille. La 69ème réunion du comité permanent de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites), qui s’est déroulée du 27 novembre au 1er décembre, à Genève, n’était pas en sa faveur.

Le secrétariat général de la Cites aurait été défavorable à l’exportation des bois précieux de Madagascar, notamment le bois de rose, le bois d’ébène et le palissandre. Apparemment, les efforts tant acclamés par les autorités pour ce secteur n’ont pas convaincus les décideurs. «Constatant un manque de progrès dans la mise en œuvre du plan d’action sur les bois précieux de Madagascar, le secrétariat général de la Cites a donc proposé aux pays membres de la Convention de maintenir la recommandation de ne pas autoriser les exportations ou réexportations à des fins commerciales, des spécimens de bois d’ébène, de bois de rose et de palissandre de Madagascar », a-t-on rapporté.

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Des organisations environnementales sont d’accord avec la Cites

Cette décision réjouit les acteurs de l’environnement qui constatent encore des failles dans l’application de la loi en vigueur. L’ONG WWF est la première à s’être prononcé indirectement sur ce sujet. Sa directrice Madagascar, Nanie Ratsifandrihamanana soutient la décision prise par la Cites qu’elle trouve, d’ailleurs, pertinente.

Cette Organisation appelle les autorités à redoubler les efforts dans la mise en œuvre du plan d’action, en particulier, dans l’application de la loi concernant l’exploitation illicite de ces espèces et les auteurs de ces forfaits. A noter que l’arrêt des exploitations, le comptage des rondins déclarés et la poursuite judiciaire de toute personne impliquée dans le trafic de ce bois précieux, sont, entre autres, les grandes lignes du plan d’action élaboré par la Cites.

Lors d’une entrevue accordée aux médias, le 8 novembre, la ministre de tutelle, Johanita Ndahimananjara avait estimée avoir satisfait les 80% des recommandations de cette Convention. Elle avait même fait part d’une mission de son équipe dans la région Sava pour l’audit de 270 000 rondins de bois de rose. Récemment, un conflit a failli éclater entre les autorités et les propriétaires des rondins sur le prix du kilo des bois de rose à l’exportation. Ils devraient encore patienter, car la Cites ne semble pas encore prête à donner son accord pour la commercialisation de ce bois précieux.

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