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Menuiserie : Le palissandre a conquis l’océan Indien

meuble palissandre
Les mobiliers en Palissandre exposés au Salon de l’Habitat (© Michella Raharisoa / lactualite.mg)
Par le 21 novembre 2017 à 11:10

Les menuisiers malgaches vont exporter leurs mobiliers en palissandre vers le marché régional. Ils se sentent envahis par les produits importés.

Une manne tombée du ciel. Ainsi estiment les menuisiers malgaches, suite à la réponse du marché de l’Océan indien leur donnant le feu vert d’exporter leurs mobiliers en palissandre dans cette région. Cette ouverture du marché extérieur relève d’une rencontre entre les entrepreneurs de la région qui s’est tenue à l’hôtel Ibis Ankorondrano, il y a de cela quelques mois. Ayant exposé ses produits lors du 19e Salon de l’Habitat qui s’est achevé  le 19 novembre dernier au parc d’exposition Forello Tanjombato, Natoa Razakasoavina, professionnel dans ce secteur, a fait part de cette bonne nouvelle.       

«Nos mobiliers en palissandre intéressent le marché de l’océan Indien qui a été auparavant dominé par l’artisanat. Néanmoins, nous devons respecter certaines normes, notamment le taux d’humidité du bois qui devrait se situer impérativement entre 8 et 12%. Pour y parvenir, il nous est conseillé de se passer du séchage naturel et de s’investir dans l’importation d’une étuve (une machine de séchage des bois). Après l’océan Indien, le marché de l’Agoa (African growth and opportunity act  ou loi fédérale américaine sur le développement et les opportunités africaines) sera également un potentiel exploitable », avance-t-il.

L’Etat surveille de près l’exploitation du palissandre

Selon le constat de cet entrepreneur, la menuiserie en Palissandre voit diminuer ses clients depuis ces dernières années. L’une des raisons est l’accaparement du marché local par les mobiliers importés ou ceux qui sont faits à partir de la mélamine ou de contreplaqué, très tendance à l’heure actuelle. A noter que ces derniers coûtent moins cher que ceux fabriqués en palissandre. A titre d’exemple, lors du Salon de l’Habitat, une chaise pliante en Palissandre (la moins chère) a été vendue à 100 000 ariary et un lit royal, le plus cher, à 5 millions d’ariary. Alors qu’avec d’autres matières premières, nous pouvons acquérir respectivement les mêmes produits à 18 000 et  125 000 ariary. Selon les exposants, la raréfaction du bois palissandre les oblige à vendre plus cher.

« Comme vous le saviez, le palissandre est un bois prestigieux. Depuis quelques années, le Gouvernement a réglementé, voire suspendu son exploitation. Des mesures qui constituent justement un frein à cette ouverture du marché régional. Sachez qu’actuellement, les artisans utilisent des stocks qui datent depuis plusieurs années. D’autres commencent à coupler cette matière première avec d’autres matières comme le raphia pour économiser le bois, d’une part, mais pour montrer également le sens de la créativité », note Rakotonimanana, chef d’atelier au sein de la société de menuiserie Kanto.



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