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Banque Centrale de Madagascar : Révision à 9,5% du taux directeur

Banque centrale madagascar
Par le 4 novembre 2017 à 07:35 - mis à jour le 5 novembre 2017 à 08:44

L’administration de la Banque centrale décide d’augmenter à 9,5% le taux de référence pour le marché monétaire. L’objectif est d’éviter une inflation galopante.

Vigilance. Pour la deuxième fois, cette année, le comité monétaire de la Banque centrale de Madagascar (BCM) annonce un nouveau taux directeur de 9,5% contre 9% auparavant. Ceci entrera en vigueur à partir de ce 9 novembre.

Ce nouveau taux directeur sera valable pour les banques et pour les opérateurs sur le marché monétaire dans la détermination de leur taux de base. Par ailleurs, le coefficient des réserves obligatoires est maintenu à 13%. Selon les explications du numéro un de la BCM, Alain Rasolofondrainibe, cette mesure vise à préserver la stabilité macroéconomique, le pouvoir d’achat et le bien-être de la population, compte-tenu de la fluctuation des prix durant les dix derniers mois.

Les banques primaires s’abstiendront de faire un prêt à la BCM

«Cette décision a été prise par rapport à l’évolution de la conjoncture économique, notamment la progression des prix au cours de ces dix derniers mois. Le principe est surtout d’éviter d’accentuer l’inflation due à une éventuelle  expansion  de la liquidité bancaire », avance le gouverneur de la BCM, Alain Rasolofondrainibe.

Cette décision des autorités bancaires fait le bonheur de plus d’un dans la mesure où elle contribue à la maîtrise de l’inflation, estimée à 8,4% au mois de juin. Mais, d’un autre côté, elle fait grincer les dents des banques primaires. En effet, avec un taux directeur plus élevé, ces dernières sont incitées (indirectement) à ne pas faire de prêt auprès de la Banque Centrale de Madagascar. Pire même, elles devront également revoir leur taux d’intérêt. Ce qui entraînera un désintérêt de leurs clients pour le crédit. Moins de crédit fait moins d’argent en circulation. Un processus qui, selon les économistes, risquerait cependant de ralentir les activités économiques dans le pays.



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