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Lapidairerie : 19 gemmes en quête des rayons londoniens

pierre precieuse
Pierre précieuse
Par le 19 octobre 2017 à 22:35

L’Institut de Gemmologie de Madagascar a reçu dix-neuf gemmes taillées dans le cadre de son concours de lapidairerie. Trois de celles-ci seront exposées à Londres en novembre. 

Le marché extérieur en ligne de mire. La soumission des gemmes taillées, dans le cadre du concours de lapidairerie, organisé par l’Institut de Gemmologie de Madagascar (IGM), a été fixée le 19 octobre 2017. Dix-neuf pierres précieuses de couleur jaune ont été reçues de dix-neuf différentes entreprises et lapidaires individuels qui ont concouru. Ce sont, entre autres, du saphir, du diamant, du béryl et de l’or. Les trois premiers produits définitivement sélectionnés seront exposés à Londres durant la Conférence internationale des gemmologues et des professionnels de la bijouterie, du 3 au 6 novembre 2017.

« Nous avions fait appel à des experts internationaux pour évaluer la qualité de ces gemmes qui ont été taillées suivant les normes internationales. Les résultats du concours seront proclamés ce 25 octobre, et les trois produits jugés meilleurs seront exposés à Londres où ils seront soumis à l’appréciation des professionnels venant des quatre coins du monde. Notre objectif est de faire connaître dans le monde entier la qualité de la lapidairerie à Madagascar, tout en promouvant les exportations des pierres taillées », avance la communication de l’IGM.

Au profit des débouchées Asiatiques

« L’exportation d’une pierre précieuse taillée est de loin plus avantageuse pour les opérateurs », a affirmé le Directeur général de l’IGM, Andrianirina Rasolonjatovo. Pour illustrer ses dires, il a pris l’exemple du saphir. Selon lui, le gramme du saphir brut coûte un million d’ariary à l’exportation. Mais une fois taillée suivant les normes internationales, ce saphir pèsera 0,7 gramme, mais aura une valeur d’au moins 7 millions d’ariary.

Pour l’instant, Madagascar exporte en grande partie des pierres à l’état brut. Les principaux destinataires sont les marchés asiatiques où elles seront taillées pour y être ensuite vendues à des prix très élevés. Derrière l’Asie, le marché américain en est le principal demandeur. « Le processus de vente de pierre brute engendre une perte conséquente et inestimable pour les opérateurs locaux », a renchéri le DG de l’IGM. 

En s’abstenant d’évoquer plus de détails, le DG de l’IGM parle d’un projet d’implantation d’une grande usine de transformation de pierres précieuses dans la Grande île afin de pallier à cette lacune.



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