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Bras de fer entre l’Etat et Tiko AAA : La tension monte

Tiko AAA
Par le 19 octobre 2017 à 23:09

L’affaire opposant la société Tiko AAA et l’État n’est pas près de se terminer. Le personnel de la société Tiko AAA, craignant pour leur avenir, a déjà manifesté devant l’usine à Andranomanelatra. 

L’État, entendant régulariser la situation des industries opérant à Madagascar, a procédé à l’exécution de l’arrêté interministériel n°24392/2017 du 04 octobre 2017 ordonnant la fermeture des usines de Tiko AAA le 12 octobre dernier. Le camp de l’ancien président qui y voit un coup bas politique veut mettre la pression au pouvoir en place. «Il faut laisser la politique en dehors de tout ça, il faut que l’intérêt général l’emporte. Laissons les citoyens choisir le dirigeant qu’ils jugent être à la hauteur de leurs attentes» a lancé Stanislas Zafilahy, un ancien député de la région d’Analanjirofo à l’occasion d’une conférence de presse qui s’est tenu ce jour (jeudi 19 octobre 2017) à Bel’Air. Et de poursuivre : « Si le souci est de faire respecter la loi, pourquoi ne pas entamer des négociations au lieu de prendre en otage les employés et les paysans qui gagnent leur vie grâce aux activités de Tiko AAA ? » D’après ses dires, la mise en œuvre d’un programme d’apurement de dettes est envisageable.

Une grande mobilisation en vue

«Plus de 80% de la population vivent de l’agriculture. L’État a intérêt à prendre en compte le côté social et humain de cette affaire» a interpellé Sarah Zoé, présidente du Collectif des citoyens appelé VOT. Elle, de révéler que la reprise des activités de Tiko, qui génère des emplois directs et indirects, a eu comme effet de diminuer les cas d’insécurité dans la région de Vakinankaratra en passe de devenir une zone rouge en matière de banditisme. Comme le pays est à vocation agricole, les activités de Tiko contribuent grandement à la lutte contre la pauvreté. «On dépense des tonnes d’argents pour faire appel à des investisseurs à l’étranger. L’État s’est engagé à protéger les industries locales, mais apparemment, c’est le contraire qui prévaut. A entendre leurs explications, les paysans prévoient incessamment une grande mobilisation si l’État fait la sourde oreille. Cette affaire risquera-t-elle donc de se basculer vers la tension sociale ?

Le SIM, comme médiateur

Le Syndicat de l’ Industrie de Madagascar (SIM), étant une plateforme de promotion des industries locales, intervient comme médiateur et appelle à un dialogue en vue de la réouverture de la société Tiko AAA. Une rencontre a eu lieu entre le président du SIM, Freddy Rajaonera et le ministère de l’Industrie, Armand Tazafy, ce mercredi 18 octobre. Le ministre prévoit de convoquer incessamment les dirigeants de la société en vue d’un dialogue. D’une part, le SIM, dont Tiko AAA est membre à part entière, affirme qu’il est dans son droit de protéger ses membres. D’autre part, le ministre de l’Industrie ne s’oppose pas à la réouverture de la société, mais sous certaines conditions : Il faut que Tiko AAA régularise sa situation. Le ministère de l’Industrie reste ferme sur ce point. « L’assainissement est mené dans le but de développer l’Industrie et ne vise personne. La loi s’applique à tous et cela n’a rien à avoir avec la politique», a expliqué le ministre.



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