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Parc National Mikea : 10 personnes incarcérées pour défrichement de forêt

photo Parc National Mikea
Par le 4 décembre 2018 à 22:45

10 personnes ont été prises en flagrant délit en défrichant 12 hectares de forêt primaire dans le Parc National Mikea. Après déferrement, elles sont placées sous mandat de dépôt en attendent leur jugement.

La brigade mixte, constituée de la Direction régionale de l’Environnement, de l’Ecologie et des Forêts (DREEF) Atsimo-Andrefana, la gendarmerie de Tsianisiha et l’équipe du Parc National Mikea, ont interceptés 10 individus en train de défricher la forêt dans cette Aire protégée. Le dégât est énorme, car, selon Madagascar National Parks (MNP), gestionnaire du parc, 12 hectares de forêt primaire ont été défrichés. Les arbres abattus s’éparpillaient en lot de 30 foyers de charbons dont la dimension moyenne de chaque foyer est de 7m de long, 3m de large et 1,40m de hauteur. 25 autres préfoyers d’environ 8m de long, 4m de large et 1,50m de hauteur ont été trouvés sur place. La Direction du Parc National Mikea a, de suite, déposé une plainte au Tribunal de Toliara et les 10 personnes sont, actuellement en prison en attendant leur jugement. Le code des Aires Protégées de Madagascar leur réserve une peine des travaux forcés et une lourde amende.

Une Aire protégée en danger

Le Parc National Mikea, situé à Andraketa, dans la commune rurale de Mileanaka, à Toliara II est une des 43 Aires protégées gérées par MNP. Le site abrite 63 espèces d’oiseaux dont les 58% sont endémiques de Madagascar, 9 espèces de lémuriens, 8 espèces de micromammifères, 6 espèces de chauves-souris, 20 espèces de faunes classées UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) dont 6 en danger et 3 espèces de baobabs endémiques. Alors qu’en août dernier, les communautés environnantes du parc, les autorités civiles et militaires, la structure de sécurité ou Dinabe et MNP se sont mis d’accord pour instaurer les dispositions nécessaires afin de prévenir la dégradation massive du parc, en vain. Pourtant, depuis 2011, création de ce parc, plus de 5 000 personnes avoisinantes ont bénéficié des projets d’appui afin de compenser les pertes de revenus engendrées par la création de l’Aire protégée. Ces projets sont, entre autres, l’aviculture, la promotion des cultures sèches, la distribution des semences et d’engrais, de matériel de pêche ainsi que des produits phytosanitaires. Les défenseurs de l’environnement se désolent que si la déforestation continue, la faune et la flore endémique de la Grand île seront fragilisées, pouvant même disparaître. Pire, les ressources seront insuffisantes et les émissions de gaz carbonique seront accélérées.



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