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Énergie : Étude pour la production d’électricité à moindre coût

photo PDMCE
Par le 28 novembre 2018 à 09:30

Le ministère de l’Energie et des Hydrocarbures (MEH), avec l’appui de la Banque mondiale a élaboré un plan de développement à moindre coût de l’électricité (PDMCE). Ceci mise sur le recours à l’hydroélectricité.

Le coût élevé de la production d’électricité par la Jirama est un casse-tête pour plus d’un. C’est la raison pour laquelle, le MEH, appuyé par la Banque mondiale a mené une étude en vue d’élaborer un PDMCE. Les résultats de cette étude ont été présentés, ce 27 novembre, à l’Amphithéâtre du MEH à Ampandrianomby. Ceux-ci stipulent la nécessité de vulgarisation de l’hydroélectricité, notamment par le biais des trois centrales hydroélectriques que sont Volobe, Antetezambaro qui devront être opérationnels en 2022 et Sahofika en 2024.

Afin de répondre à la demande grandissante de l’électricité qui serait de 3800 GWh d’ici 2035, l’étude suggère également le passage à un réseau de transport à 220 KV. De nouveaux raccordements reliant certains points de production sont ainsi à prévoir. Ce sont, entre autres, le raccordement de la centrale de Mahitsy au poste d’Ambodivona et la construction d’un nouveau poste d’évacuation de la production d’Andekaleka. En cas de retard de la mise en fonction des centrales hydroélectriques, l’expert recommande le déploiement de 20 à 50 MWC d’énergie solaire avec stockage de grande capacité.

Selon l’estimation, la mise en œuvre du PDMCE nécessite un investissement de 1 921 millions d’euros. Il promet, toutefois un coût moyen du Kilowattheure à 9 centimes d’euros contre 0,16 euro actuellement. Lantoniaina Rasoloelison, MEH soutient que toutes les actions qui visent à développer le secteur Électricité se baseront sur ce PDMCE. A l’aide de ceci, les dirigeants pourront mieux orienter leurs actions et prioriser les technologies les mieux adaptées au pays, optimiser la production énergétique et redresser l’ensemble du secteur, notamment la Jirama. Il est à rappeler que la grande partie de la production d’électricité par la Jirama provient des centrales thermiques. Pour un coût de production de 650 ariary, la Jirama vend à 400 ariary, ce qui lui engendre une vente à perte de 225 ariary par kWh vendus. Pour combler le gap qui s’élève à 405 milliards d’ariary par an, l’Etat subventionne la Jirama. Alors qu’à l’horizon 2020, il est prévu de supprimer cette subvention. Par ailleurs, la nouvelle politique énergétique (NPE), table sur un taux d’accès à l’énergie moderne de 70% d’ici 2030. Le mix énergétique sera également dominé à 85% par les énergies renouvelables en l’occurrence l’hydroélectricité.



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