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Conservation des Aires Protégées : Besoin de 21 millions de dollars par an

parc national isalo - air protege
Par le 26 novembre 2018 à 09:55 - mis à jour le 26 novembre 2018 à 15:17

Pour assurer la conservation des 123 aires protégées du pays, réparties sur 7 millions Ha, 21 millions USD par an sont nécessaires. La FAPBM est l’un des instruments de financement visant à pérenniser la conservation de ces aires protégées.

Elle appelle la contribution du public et du Secteur privé. La FAPBM, chargée de la conservation de 31 Aires protégées (AP) dans la Grande île tire la sonnette d’alarme. Madagascar est le pays dont le taux de la déforestation est le plus élevé au monde avec 510000 ha de forêts brûlées en 2017, selon les données fournies par l’application Global Forest Watch. Le défi est, ainsi énorme. La Fondation révèle que le financement nécessaire à la conservation d’une AP est d’au moins 3 dollars par hectare, par an. La Grande île possède en tout 7 millions d’hectares d’AP, ce qui nécessite 21 millions de dollars par an.

A l’heure actuelle, la FAPBM ne peut contribuer qu’à hauteur de 3 millions de dollars par an pour assurer la conservation pérenne des 31 AP. Son objectif est d’atteindre le tiers du financement nécessaire en 2021, soit 7 millions de dollars et, en même temps de s’occuper de toutes les 123 AP que possède la Grande île. Pour y parvenir, en plus de ses contributeurs, entre autres, l’Etat, la WWF et la Conservation Internationale (CI), la Fondation appelle à la mobilisation du grand public et du Secteur privé.

La conservation des Aires Protégées est cruciale

« La contribution n’est pas forcément en argent. Cela peut être de la dotation en matériel qui nous permettra d’économiser de fonds et ainsi d’affecter l’argent dans d’autres actions de conservation ou dans d’autres sites. La contribution peut également être le parrainage d’un hectare d’AP, des actions de reforestation, des idées ou du volontariat pour le développement des activités génératrices de revenus des communautés voisines des AP », avance Aina Andrianalizaha, Responsable de la Communication et Marketing au sein de la FAPBM.

Conserver une AP, c’est préserver la vie. En effet, les enjeux de la conservation des AP sont vitaux, mais ceux-ci sont méconnus ou négligés par la population. Dans la montagne d’Ambre à Antsiranana, par exemple, un lac situé dans cette AP assure l’approvisionnement en eau de toute la ville.

Par ailleurs, la conservation des AP permet le stockage de carbone, la lutte contre la sécheresse et la déforestation, la fertilité du sol et surtout au développement du Tourisme, étant donné le taux élevé d’endémicité de la biodiversité de Madagascar.



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