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Décès de Tsilavina Ralaindimby : Des adieux émouvants

hommage tsilavina ralaindimby
Par le 1 mars 2018 à 07:10 - mis à jour le 1 mars 2018 à 07:11

Que ce soit à la paroisse internationale FJKM d’Andohalo ou au Fasan’ny karana, lieu de sa crémation, Tsilavina Ralaindimby, la grande figure de proue du journalisme et de la communication, ainsi que de l’art, a reçu tous les honneurs qu’il méritait.

En reconnaissance des valeureux et loyaux services que Tsilavina Ralaindimby a rendus à la Nation, l’État, par le biais du ministre de la Culture Jean-Jacques Rabenirina, a décerné à titre posthume, à Tsilavina Ralaindimby le grand officier de l’ordre national, lors des cérémonies funèbres à la paroisse internationale d’Andohalo hier.

Le président du Sénat, quelques membres du gouvernement, ainsi que d’autres personnalités de bien d’autres domaines ont été présents aux cérémonies funèbres. À la paroisse d’Andohalo, deux pasteurs, à savoir Haritsima Razanadrakoto et Ando Fanomezana Nirinarivelo, ont assuré l’office religieux.

Des artistes attristés

rossy dadah sareraka

À Anosizato, quelques artistes musiciens, entre autres Tsialonina, Dadah et Sareraka, conduits par Rossy, ont en guise d’adieu, fredonné des airs pathétiques tant religieux que païens que l’ensemble a arrangés en un non-stop apparemment improvisé, mais bien ordonné.

Le moment fort d’émotions de la cérémonie, c’était quand Rossy a entonné avec les autres, le cantique « Any an-danitra any no fonenako», le visage couvert de larmes, devant le dispositif d’incinération de la dépouille de Tsitsi. À bout, la gorge nouée, il a fini par interrompre, tant le chant que l’accordéon, pour s’éloigner, tout en pleurs.

Parmi les chansons qu’ils ont offertes à Tsitsi en dernier hommage à celui-ci, figure le célèbre « Isika tsy hanaiky ny tsindrin-tsaranga », celle-là même qui dans les années 70 a permis à Tsilavina Ralaindimby de découvrir, et par la suite de promouvoir le groupe de « vakisôva », « Jomak’Ampama », au sein duquel évoluait Rossy. Ce qui explique les émotions de ce dernier.

Un fait particulier hier, concernant le fait que la dépouille de Tsilavina, au lieu d’être inhumée, ait été incinérée, plus d’une personne présente sur les lieux, à Anosizato s’est posé la question de savoir si c’était une décision du défunt ou celle de sa famille. De leur avis commun, ce fait semble contraster avec son image de défenseur du patrimoine culturel malgache, dont la crémation d’une dépouille n’a jamais fait partie. À cette remarque ils ont ajouté celle de la tenue en français du culte, à l’église d’Andohalo.


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