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Symposium international : Des échanges riches en culture et en histoire

symposium international d'histoire
(© Mamy Randrianasolo / lactualite.mg)
Par le 30 novembre 2017 à 10:17

Les deux premières journées du Symposium international qui se tient au Centre de conférence d’Ivato (CCI) sont entièrement satisfaisantes. Tel est le constat de Michel Domenichini Ramiaramanana, président de l’agence Première ligne, initiatrice de cet événement.  

« Du fait de leurs  richesses en éléments de culture et d’histoire, les deux premières journées du Symposium international de l’histoire, de la civilisation et de la culture, se sont révélées fort intéressantes », a déclaré Michel Domenichini Ramiaramanana, président de Première Ligne, l’organisatrice de cette manifestation qui se tient pendant trois jours, du 28 au 30 novembre, au CCI Ivato. Les chercheurs qui sont intervenus dans le Symposium sont issus de différents pays entre autres Australie, Bali, Vietnam, et sont tous des anthropologues et historiens reconnus par leurs pairs.

Austronésiens au lieu d’Africains

De son avis, l’objectif de cette manifestation est de parvenir à établir et mettre en exergue les fondamentaux de l’histoire de Madagascar a été atteint. « Il apparaît à travers les différentes communications qui ont été faites que nous sommes les descendants des premiers navigateurs de l’humanité, mais nous ne sommes pas les seuls, puisque ceux qui ont peuplé l’Île de Pâques l’étaient également », a-t-il expliqué. « C’est un point très important, car il s’agit d’une spécificité austronésienne. C’est une navigation qu’on peut qualifier de hauturière, puisqu’ils ont navigué en haute mer et se dirigeaient grâce aux étoiles », a-t-il ajouté.

Il a par ailleurs expliqué qu’il y avait une forme d’unicité sur le territoire malgache, et que le fait que les Malgaches aient différentes variantes de dialectes ne signifie point que sur le plan lexicographique que nous n’appartenons pas à la même famille. « Tous ces dialectes appartiennent à la famille des langues maléo-polynésienne, et sont donc définitivement austronésienne», a-t-il souligné.

Le mardi, premier jour du symposium, et le lendemain, les conférences qui ont battu leur plein, ont permis à l’assistance de découvrir de nouvelles donnes concernant l’histoire et la culture des Malagasy. Que ce soit pour la culture ou pour langue, les hypothèses fusaient de plus belle. L’opposition siégeait surtout sur la divergence d’avis concernant l’origine des premiers peuples malagasy. Certains des chercheurs  présents à l’événement ont soutenu que Ies Malgaches sont d’origines malaisienne et indonésienne, tandis que d’autres agrippent fermement leur hypothèse quant à leur ascendance bantoue.

Une riche palette de sujets

Parmi les sujets qui ont été présentés et débattus, figurent entre autres « L’étude de langue malgache », présenté par Yolande Razanamalala, «L’incompréhensibilité des dialectes malgaches », par Fetra Ramamonjy, sinon « Réflexion sur les traditions funéraires familiales », par Serge Rodin. Parmi les intervenants, Jean-Pierre Domenichini a présenté « Peuplement de Madagascar et modèle informatique », sinon « Le chien dans la culture malgache » qui malgré le semblant anodin du sujet, a suscité un débat prolifique. Cependant, les sujets abordés n’étaient pas tous des temps anciens. Comme exemple « Pour une approche historique des crises malgaches », par Solofo Randrianja, ou « Les couleurs sociales à Madagascar : essai de détermination des origines et exemple de conséquence sociale », par Tatiana Razafindravao.

« Malheureusement, je constate qu’il  y a parfois des inexactitudes dans les choses qui sont publiées dans le domaine du tourisme. Des choses qui ne sont pas conformes à la vérité. Et c’est justement pour rectifier ces erreurs qu’il faut organiser ce genre d’événement », a-t-il renchéri.

« Quiconque ignore son histoire, fragilise terriblement son avancée vers l’avenir. Par ce travail, nous aurons franchi un pas important dans la connaissance de nous-mêmes », a fait remarquer Michel Domenichini. Et d’ajouter : « J’espère que les pédagogues s’empareront de nos résultats que nous mettrons gracieusement à leur disposition, pour qu’ils puissent construire des programmes dignes de ce nom », a-t-il conclu, tout en ajoutant que ce type d’événement est organisé pour remettre de l’efficience dans la connaissance de tout un chacun.

Au programme de ce jour, le dernier, les acteurs du symposium établiront la restitution des faits évoqués dans les conférences, avant de se rendre en début d’après-midi à Ambohimanga, pour une visite de la colline sacrée sur laquelle se dresse le palais royal appelé « Rovan’Ambohimanga » , baptisé par l’Unesco patrimoine mondial.



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