publicite lactualite

Symposium international : L’histoire, au service du développement

Symposium international
Présentation du premier Symposium international, avec les sponsors et les partenaires, au Colbert, Antaninarenina
Par le 27 novembre 2017 à 08:08

« L’Odyssée d’un peuple de la mer », tel sera l’intitulé de la première édition du Symposium international qui se tiendra sur trois journées, les 28, 29 et 30 novembre, au CCI Ivato.

A l’hôtel Colbert Antaninarenina, vendredi dernier, Michel Domenichini Ramiaramanana, président de Première Ligne, l’agence organisatrice du Symposium international, a donné les détails sur le déroulement de cet événement. Cette manifestation inédite sera l’occasion pour une quarantaine de savants, de retracer l’histoire, la civilisation et la culture malgaches, à travers les 40 conférences-débats relatives à ces thèmes, qu’ils prononceront durant les trois journées.

A ces supports oraux, tenant lieu de jalons et de repères pour les auditeurs, s’ajoutera une exposition baptisée « Arts premiers de Madagascar » à travers laquelle seront retracées les origines du peuple malagasy. « Austronésienne, africaine et même européenne, tels sont les origines des malagasy », a fait savoir Rafolo Andrianaivoarivony, archéologue, et non moins membre de l’Académie malagasy qui a précisé que les Arabes et les Perses ont précédé les Européens. « Nous les malgaches sommes les produits de croisements de ces différentes races. D’où la mixité de notre peuple, de notre culture et de notre civilisation », a-t-il conclu.

Le développement et l’histoire, indissociables

« Il n’y a pas de développement possible sans une connaissance suffisante de soi-même, c’est-à-dire de son origine, de son identité, de sa culture et de ses moeurs, ainsi que de tous les autres habitus inhérents à son existence. Il est impossible de concevoir un plan de développement si l’on ne sait pas ce qui a été réalisé dans le passé. Sinon, au lieu d’avancer, nous risquons de refaire ce qui a été déjà accompli par nos aïeux. Il faut savoir que l’histoire et le développement sont deux concepts  indissociables». C’est par ces mots que Rafolo Andrianaivoarivony a expliqué la raison d’être de ce symposium international.

Rafolo Andrianaivoarivony

Le Professeur Rafolo Andrianaivoarivony, un des fins archéologues et historiens de Madagascar

Au programme de cette manifestation, le jeudi après-midi, c’est-à-dire lors de la 3e journée, il y aura une visite de la colline sacrée d’Ambohimanga sur laquelle, comme d’aucuns le sait, trône le « Rova », ou palais royal, statué par l’Unesco, patrimoine mondial, et patrimoine de l’humanité. « La construction de ce Rova a nécessité la force, des bras et des cerveaux humains, tout comme les pyramides d’Egypte qui ont été construites par des hommes », a-t-il raisonné. Et de faire remarquer : « Bon nombre de malagasy ne connaissent pas suffisamment l’histoire de  leur pays, d’où la raison d’être de ce symposium qui tombe donc à point nommé ».



Étiquettes : ,
Ajouter commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *