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Vako Urban Mozika : Le « trad-moderne » fait fureur

Vako Urban Mozika
Vako Urban Mozika (© Mamy Randrianasolo / lactualite.mg)
Par le 3 novembre 2017 à 20:36

Depuis peu, le retour aux sources est devenu un sujet d’actualité. Pour le rendre effectif, le groupe Vako Urban Mozika se lance dans une aventure qui semblait auparavant improbable, une subtile fusion du rap et de vakodrazana (musiques traditionnelles malgaches).

Qui a dit que le rap et le vakodrazana ne peuvent pas se marier ! En tout cas, les rappeurs Jento du groupe Da-Hopp et Laz du clan Bogota ont voulu l’essayer et ont fondé Vako Urban Mozika. Et il faut reconnaître que cette formation qui n’est pas catholique fait un malheur. Les deux gaillards, pourtant icônes de la musique urbaine malgache, fusionnent leur rap-gasy avec les musiques du terroir, allant du vakodrazana des hautes terres centrales au beko (le blues du Grand-Sud). Pour mettre le paquet, ils se sont ralliés aux spécialistes de ces musiques et danses traditionnelles, en l’occurrence le Groupe Artistique Diavolana Fenomanana (GADF). On retrouve aussi dans la formation les break-dancers du Street Fighters Lost Kids.

L’objectif de cette formation atypique est de faire de la musique pluri-générationnelle, que vieux et jeunes pourront apprécier. « On n’est pas là pour vendre des tas d’albums. Nous voulons tout juste créer un buzz, tant au niveau national qu’international. Mais notre objectif est aussi que le monde entend ce qu’est le rap-gasy et découvre en même temps nos patrimoines musicaux traditionnels », déclare avec fierté Jento. Avec son single « Tazana kely » (à peine apercevable), Vazo Urban Mozika est actuellement à la 5ème place du classement Dago Chart sur la station RDJ. En ce moment-même, la formation est en pleine finition de son prochain tube qui s’intitulera « Raha misy fifaliana » (s’il y a de quoi à être heureux)

Si les deux rappeurs sont arrivés à ce projet, c’est parce qu’ils l’ont rêvé depuis des lustres. Petits, ils assistaient déjà – très fréquemment – à des spectacles en plein air de vakodrazana. « Nous aimions surtout regarder les bapampa (trombones, trompettes, saxhorns) », se souvient Laz. Alors qu’ils étaient alors à fond dans le rap, ils n’ont jamais oublié ces beaux moments. « Puis, nous nous sommes rendus compte que le rap faisait toujours partie intégrante  de la culture malgache. Il y a du rap dans le beko, dans le hira-gasy,… », lance Jento avant d’ajouter que ce qu’ils font n’est qu’un up to date de ce qui a toujours été. En décembre 2016, ils ont mis sur pieds Vako Urban Mozika. Le public a découvert la formation en août dernier quand il a revisité – à sa manière – le folklore « Tazana kely » de la regrettée Bao Angèle.



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